Monsieur Vénus - Rachilde
'Plus Queer que lesbien, ce roman de Rachilde ! En effet, on est vraiment dans le mélange des genres : la vénéneuse Raoule de Vénérande se veut homme et fait de l'homme qu'elle aime une femme...
Mais, l'avez-vous remarqué : dans la littérature dite "décadante" (de Wilde à Péladan en passant par Huysmans ou Catulle-Mendès), les hommes se féminisent pour se rapprocher de la beauté de l'Androgyne Primordial(e) ; dans le même temps, la femme se masculinise et... se satanise ! Le schéma est incontournable, même lorsque l'auteur est une auteure comme c'est le cas pour "Monsieur Vénus" ! Cela dit, Rachilde n'en est pas à un désaveu près puisque, en 1928, elle écrivit son "Pourquoi je ne suis pas féministe"... Bref...
Gisèle d'Estoc (maîtresse - très queer - de Maupassant), critique littéraire impitoyable et ex-amante de Rachilde, détestait "Monsieur Vénus". Elle a d'ailleurs consacré un ouvrage entier ("La Vierge réclame") à dénigrer les oeuvres de Rachilde, et essentiellement "Monsieur Vénus".'
Les Gloires malsaines : la Vierge réclame, par G. d'Estoc
Gisèle d'Estoc (maîtresse - très queer - de Maupassant), critique littéraire impitoyable et ex-amante de Rachilde, détestait "Monsieur Vénus". Elle a d'ailleurs consacré un ouvrage entier ("La Vierge réclame") à dénigrer les oeuvres de Rachilde, et essentiellement "Monsieur Vénus".'